Dans la catégorie Au fil des jours - 25 novembre 2008
Dans quelques jours, cela fera un an que je suis rentrée en France.
Beaucoup de choses se sont passées au cours de cette année. Mais d’autres ne se sont pas passées.
Après un an en France, 10 moi de travail (donc 10 mois de cotisation), je ne suis toujours pas couverte par la sécurité sociale.
Après plusieurs envois de dossiers revenus au compte goutte et une bataille en ma défaveur contre l’administration, j’en suis toujours au même point.
Je me suis déplacée plusieurs fois, trouvant porte close (en vacances), re porte close (agence déplacée) puis, enfin, une oreille attentive.
J’ai cru pouvoir crier victoire il y a un mois : "Si, si. Vous existez bien (jusqu’à présent, on me disait que j’avais été rayée des listes et que je n’existais plus). Votre dossier est bien complet (depuis des mois...). Vous recevrez l’avis de réactivation sous deux à trois semaines maximum."
J’étais heureuse, me disant que j’allais ENFIN pouvoir me faire rembourser de mes notes de médecins et compagnie (ils m’ont assuré à chaque fois que c’était bien rétroactif).
Ne voyant rien venir au bout de trois semaines, je suis restée zen et sereine (je suis patiente. Très (trop ?) patiente !).
Mais suite à mon état larvesque du week-end dernier, j’ai brusquement réalisé quelque chose : si je suis malade et suis arrêtée par le médecin, comment vais-je être payée si la sécu ne me reconnaît pas ?
J’ai donc décidé, ayant laissé passer un mois depuis mon dernier passage à la sécu et ne voyant toujours rien venir, d’y retourner ce lundi matin.
J’ai donc débarqué, de bonne heure, peu de temps après l’ouverture et passablement énervée (comment bien commencer la semaine...), prête à demander à voir le délégué social.
Et là, je suis restée scotchée : "Ah oui. Mais vous savez. Nous avons beaucoup de travail. Et des dossiers en retard. Et je ne vois rien à votre nom. Votre dossier doit encore être dans la pile des dossiers à traiter."
Grrrrrrrrrrrr...
"Mais oui, en effet, on a des problèmes d’organisation. Donc il est vrai que si vous nous envoyez le dossier par courrier, on sépare et on l’égare."
A retenir : ne jamais envoyer son dossier à la sécu par courrier ! Toujours se déplacer !
"Mais vous comprenez. Avant il y avait 3 agences pour l’arrondissement. Maintenant il n’y en a plus qu’une. Donc on est débordé !"
Grrrrrrrrr... ça fait quand même un an que j’attends. Et 10 mois que je cotise !
"Ecoutez, la seule solution c’est d’attendre. Ou de refaire un dossier qu’on va traiter en urgence."
Là, je me suis passblement énervée. ça fait déjà des mois que j’attends. Et je leur ai déjà donné 3 dossiers !
"Non mais revenez avec votre dossier complet. Et promis, on vous le traitera dans la journée."
La responsable de l’agence était arrivée entre temps...
Donc la seule solution qui me reste est de remplir un nouveau dossier, de revenir faire le siège mardi matin. Et de revenir mercredi matin pour le récupérer. Sauf si je suis prête à "patienter" encore quelques mois...
Je sens que je vais passer mes matinées à la sécu... Le rêve....
Tags : Vie quotidienne Coup de gueule
Désolé... bonne chance !!
fab et ce n’est pas fini...
Hallucinant ton histoire !! Je viens de tout lire !!
Bon courage
))
Louisianne je pensais aussi, si jamais je tombe malade, à venir faire le pied de grue en crachant mes miasmes... Pour qu’ils se bougent de peur de choper mes microbes.
Mais en même temps, si je suis malade et arrêtée, je ne serai pas payée (sauf plus tard, c’est rétroactif madame !), donc je préfère éviter...
c’est incroyable ! On s’étonne après que les gens se plaignent des fonctionnaires ! Il n’y a qu’une solution acheter une tente quechua et t’installer jusqu’à ce qu’on te donne une carte vitale !



SA j’espère que tu ne galèreras pas autant quand tu rentreras.