Dans la catégorie Les autres - 30 novembre 2009
Nous entendons tous parler de la grippe A H1N1 autour de nous.
Les médias nous en parlent mois qu’avant et sont moins alarmistes (ou peut-être est-ce l’habitude ?). Mais les publicités officielles prennent la place.
Les vaccins ont été mis en place récemment et les premières personnes prioritaires ont déjà reçu leurs bons pour bénéficier du vaccin.
Les femmes enceintes ne peuvent bénéficier que de la visite de leurs maris (les autres sont interdits) lors de leur séjour à la maternité après l’accouchement.
Mais qu’en est-il du personnel soignant ? Comment vivent-ils la pandémie ?
Ayant une amie sage femme, j’ai pu recueillir son témoignage et suivre l’évolution des précautions à prendre.
Depuis quelques temps, le masque est donc devenu obligatoire. Les sage-femmes, médecins, infirmiers, anesthésistes, etc. se sont vus obligés de porter un masque chirurgical en permanence sur leur lieu de travail.
Une contrainte fort peu agréable, le masque ne permettant pas une respiration facile, ce qui complique les tâches habituelles.
Cependant, depuis que le vaccin contre la grippe A H1N1 est sorti, le personnel hospitalier s’est vu offrir la possibilité de se faire vacciner. Et, donc, de retirer leur masque une semaine après avoir reçu la piqure.
Comme partout, le vaccin n’est pas obligatoire, et chacun est libre de l’accepter ou pas.
Mais conserver sa liberté de choix est difficile, voir impossible. Et la pression est lourde.
Deux camps se font face : ceux qui se sont fait vacciner et qui ne portent donc plus de masque. Et ceux qui ne veulent pas se faire vacciner et continuent donc à porter le masque.
Tel un signe distinctif, le masque est présent pour "marquer" les "mauvais" qui sont pressurisés par les "bons" sans masque.
Toutes les dix minutes, les "avec-masques" se font aborder par les "sans-masques" qui les culpabilisent et leur font remarquer leur "inconscience de ne pas se faire vacciner et d’oser mettre en danger leurs patients" .
Les résistants au vaccin se font donc de plus en plus rare, craquant sous la pression permanente et multiple des pro-vaccins.
La liberté de choix n’est pas respectée.
Cette année, ce n’est pas le bon moment pour travailler en milieu hospitalier...
Comme d’hab, les commentaires par mail à caju[at]cajulitoon[dot]com
Tags : Actualités Le monde du travail Coup de gueule H1N1
J’hésite toujours à m’y mettre... Je sais bien que c’est bête. Pour la grippe espagnole, ce qui est souvent mis de cote c’est qu’une épidémie moins virulente de la même souche s’était produite quelques décennies plus tôt. Quand la pandémie est arrivée les jeunes adultes étaient plus sensibles et affaiblis par la guerre alors que les anciens avaient déjà une immunité. Ils étaient "vaccinés".
Galstar tu devrais vraiment t’y mettre... Tu as plein d’idées, plein d’arguments. Tu devrais t’y mettre.
Pour revenir au sujet initial, ce qui me révolte, c’est le forcing qui est fait, les images et messages alarmants qu’on nous impose, le bourrage de crâne incessant. Chacun a sa liberté et devrait la garder. Cette fameuse grippe est la même que celle qui agissait il y a plus de 50 ans. C’est un ancien virus qui refait surface. Et il y a tant de maladies "bénines" qui causent bien plus de morts, mais dont on ne parle pas. Comme si un "fait divers" prenait une ampleur énorme. Comme si la psychose nous gagnait parce qu’on nous impose d’avoir peur. Et ce virus est si nouveau, si peu testé. N’aura-t-il pas d’effets secondaires ?
Et pour la petite histoire, mon amie en question a fini par se faire vacciner, pour qu’on la laisse tranquille...
Les "avec-masques" peuvent toujours aller se rhabiller si leur argumentation repose sur le fait que ne pas se faire vacciner c’est mettre en danger les patients ! Un comportement à risque serait de ne pas être vacciné ET ne pas porter de masque.
Le masque protège les patients contre de nombreuses autres maladies que le personnel soignant peut véhiculer (en donnant les leurs ou en transférant celles d’autres patients) ; après tout, il y a bien des raisons si 1 patient hospitalisé sur 3 ressort avec une maladie qu’il attrape sur place. Les clims mal conçues ou insuffisamment entretenues ne sont pas les seules responsables ! ![]()
En plus s’il y a bien des arguments OBJECTIFS pour pousser à la vaccination, il y en a aussi contre. L’humanité n’a survécu jusqu’ici que parce que lorsqu’une partie fait un choix et l’autre un autre, des évènements sélectifs se produisent qui ne sont pas toujours prévisibles dans leurs conséquences. Lorsqu’un fléau se produit, il peut être une très bonne chose pour soi-même de rester sur place la plupart du temps... jusqu’au le jour où le seul moyen de survivre était de s’enfuir. On a fait comme d’habitude ? Oups ! Trop tard ! :p
Ensuite, le respect de la liberté de choix est un vaste sujet. Etre respecté n’est pas forcément lié au fait de ne pas être remis en cause. Expliquer ses choix est l’un des aspects de la liberté et du respect mutuel.



Galstar franchis le pas !
Pour la grippe, il y a beaucoup de non dits et de choses dissimulées. Nous ne sommes finalement "informés" que de ce qu’on veut bien nous dire. Ce n’est en aucun cas transparent...