Dans la catégorie Au fil des jours - 6 février
Certaines disent que je vis dans ma bulle. Ou dans mes bulles.
D’autres ne savent pas vraiment dans quelles cases me placer.
D’autres encore me définissent comme "originale" (je le prends du point de vue positif).
D’autres encore diraient que je suis une chieuse.
Bien qu’en étant consciente depuis longtemps, j’ai été assez étonnée par la réflexion de mes deux acolytes du japon.
Discutant avec la future femme japonaise du parisien (le 2nd vivant toujours à Barcelone), nous avons commencé à parler des nombreuses séries télé que je regarde et adule, et qu’elle ne connaissait pas, ces dernières n’étant pas forcément diffusées au Japon.
N’étant en France que depuis cet été, elle suit des cours de français qu’elle commence à comprendre de mieux en mieux et découvre encore notre culture occidentale, si différente de la sienne.
Je lui ai alors parlé de la dernière série dont je venais tout juste de terminer de regarder l’intégrale : Ally Mac Beal.
Tentant de lui décrire le thème, l’histoire, le personnage.
C’est alors que Marky et Nono se sont écriés, en choeur et du plus profond de leur coeur :
"Mais Caju, tu es Ally Mc Beal !"
Sur le coup, j’ai été assez éberluée de leur remarque. Serais-je aussi déjantée qu’Ally ?
Puis, face à leur argumentaire quasi implacable, j’ai bien dû reconnaître qu’ils n’avaient peut-être pas si tord que ça.
Certes, je n’ai pas de vision, contrairement à elle.
Certes, je ne risque pas de découvrir du jour au lendemain que j’ai une fille cachée de dix ans.
Mais il est vrai que je me suis régulièrement retrouvée en elle en regardant les divers épisodes des cinq saisons.
Il est vrai que je me suis sentie très proche de ses réactions, ses états d’âmes, ses réflexions.
Il est vrai que je nous ai trouvé un certain nombre de points communs.
Donc, mes deux acolytes n’avaient finalement pas si tord que ça.
Nous rencontrons certaines similitudes avec Ally.
Et cette comparaison ne me déplaît pas tant que ça...
Tags : Amis Séries Caju Petit écran ça cogite
Dans la catégorie Au fil des jours - 24 décembre 2009
C’est Noël !
La neige est tombée. Les sapins sont décorés.
Les magasins sont bondés.
Mes cadeaux sont terminés, la plupart étant déjà prêts depuis juillet dernier (je suis très organisée, pour une fois).
Mon sapin est décoré depuis le 30 novembre au soir.
Et je suis déjà allée admirer les vitrines de Noël des grand magasins, comme tous les ans.
Mais je n’y suis pas du tout. Je ne suis pas dans l’esprit.
Tout d’abord, la poisse continue. Dernière en date : le vol de mon scooter dans la journée de lundi. Et l’assurance qui ne couvre rien. Cela a ravi mon coeur à quelques jours du réveillon.
Ensuite, je bosse tellement que je ne me rends pas compte des jours qui passent. Je n’ai pas vu les derniers mois passer. Je ne comprends pas que ce soit déjà Noël.
Et surtout, ça va être mon premier Noël sans lui. Nous le fêterons dans cette maison qui signifie tant pour lui, entourée de ce jardin dont il a tant pris soin. Et je sais déjà que ça va être très dur de ne pas le voir ni l’entendre.
Mais en même temps, malgré ces différents facteurs peu moteurs pour me remettre dans l’esprit de Noël, il y a peut-être une autre raison.
Mon Dadush m’a justement fait remarquer, hier, alors que je lui disais que je ne me sentais pas "in the mood for Xmas", que de toute manière, je n’aimais pas Noël.
Devant mon air ébahi, il s’est permis de rajouter : "Tu es toujours un peu déprimée au moment de Noël."
Sa réflexion m’a fait réfléchir. Et, je dois bien avouer qu’il n’a pas tort.
J’aime l’idée de Noël. J’aime l’idée de la magie de Noël. J’aime l’idée de l’esprit de Noël.
Mais j’ai grandi. Et je ne les retrouve pas.
J’espère chaque année retrouver la magie et l’excitation qui m’habitaient quand j’étais petite. Mais je n’y arrive plus.
Il n’y a plus de petits. Plus personne pour qui nous sonnons la cloche pour annoncer que le Père Noël est passé. Plus besoin d’être discrets et de planquer les cadeaux.
La surprise n’est plus la même qu’avant.
Je ne suis plus là pour préparer le sapin en famille. Nous ne déposons plus nos petits souliers à son pied.
Mais Noël reste néanmoins pour moi un moment sacré en famille. C’est le moment où nous pouvons nous retrouver tous les 16. Le seul jour de l’année où nous sommes sûrs que tous seront présents.
Donc même si la magie n’est plus la même qu’autrefois, j’en profiterai quand même.
Tags : Famille Enfance Actualités ça cogite
Dans la catégorie De tout et de rien - 6 octobre 2009
Depuis quelques mois, on nous parle à tort et à travers de la grippe a H1N1.
Les médias sont tous alarmistes, prévoyant une pandémie mondiale avec de nombreux morts et suscitant une angoisse permanente chez la plupart des gens.
L’Etat s’y est donc mis à son tour, multipliant les communiqués de presse et les publicités préventives.
Puis, les différentes entreprises sont entrées dans la lutte :
interdiction de se serrer la main ou de se faire la bise
conseil de se tenir à au moins deux mètres de tout autre individu
distribution de masques et de flacons hydro-alcooliques
envois de mails relatant l’évolution de la maladie et rappelant les consignes à suivre
affichage de nombreuses campagnes préventives dans les lieux communs
organisation d’une conférence obligatoire préventive expliquant la pandémie et les consignes préventives.
Je ne pouvais pas prétendre ne pas être au courant. Surtout que j’étais aussi chargée du plan de continuité d’activité pour mon entreprise chez notre client (oui, je suis prestataire).
Malgré tout, je trouvais cela un peu exagéré, la grippe A H1N1 n’étant pas plus dangereuse qu’une grippe normale.
Mais, je comprends tout de même l’état alarmiste que cette grippe peut avoir, vu sa facilité de contamination : comment une entreprise peut-elle s’en sortir si la moitié de ses effectifs est touchée ?
Cependant, malgré ces nombreuses actions préventives, j’avais l’impression que l’essentiel était oublié. Eviter tout contact physique, protéger ses éternuements, cela est bien. Mais quid des boutons de l’ascenseur ou de la machine à café ? Quid des couverts à prendre dans le bac où ils sont en vrac ? Les gants à usage unique ne seraient-ils pas nécessaires ?
De toute manière, quelles que soient les précautions prises, les risques d’être touchée étaient forts.
Bien que j’ai la chance d’éviter les transports en commun le matin, pouvant me rendre à pied au bureau, le travail en open space n’est pas idéal pour lutter contre les virus. Tout comme l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres pour aérer, même si la clim peut fonctionner avec de l’air neuf (la clim m’enrhume systématiquement).
Ayant eu une rentrée assez active, j’étais déjà bien fatiguée et, donc, fragilisée. Je m’attendais donc à être touchée un jour ou l’autre...
Tags : Actualités Le monde du travail Paris ça cogite H1N1
Dans la catégorie De tout et de rien - 1er octobre 2009
Amour, Love, Liebe, Amor...
On en entend parler en permanence. Certains vont même jusqu’à dire que l’amour mène le monde.
Mais qu’est-ce donc que l’amour ?
L’amour peut donner des ailes. Il peut nous forcer à dépasser nos limites.
Mais l’amour peut aussi nous brûler les ailes. Et nous faire souffrir.
L’amour est à double tranchant.
Qu’il s’agisse de l’amour qu’on porte à une personne, à une cause, à un objet ou à un aliment, l’amour est partout autour de nous.
Quand on parle d’amour, on pense tout d’abord au couple. The big Love avec in grand "L". Rencontrer celui qui fera battre notre coeur. Sentir les papillons dans le ventre et le grand sourire qui s’installe dés qu’on le voit. Avancer à deux. Construire à deux. Vivre à deux. Fonder une famille à deux. C’est une relation assez exclusive, entre deux personnes uniquement. Et ce n’est pas forcément évident de Le trouver.
Mais l’amour n’est pas qu’exclusif. L’amitié est, d’une certaine manière, une sorte d’amour. Moins exclusif que dans un couple (quoi que...), mais tout de même.
Et bien sûr, l’amour fait aussi souvent partie du cadre familial. Il suffit d’observer l’amour qu’une mère peut avoir pour ses enfants pour le comprendre.
Mais les humains ne sont pas les seuls à pouvoir éveiller le sentiment d’amour.
Certains objets ont ce pouvoir. Observez la passion que certaines ont pour les chaussures. Un amour qui pourrait les pousser à avoir une collection digne de Carrie Bradshaw.
D’autres encore se montrent d’une fidélité exemplaire à un produit qu’elles portent dans leur coeur. Elles n’en changeraient pour rien au monde, se trouvant pleinement satisfaites de ses effets.
Pour ma part, je présente une certaine passion pour le chocolat. Qu’il soit alimentaire ou sous une autre forme, je l’aime. Je me douche au chocolat. Je me crème au chocolat. Je me nourris au chocolat.
Ce qui est sûr, c’est que l’amour est extrème. Et qu’il fait vendre.
Il suffit de voir à quels les produits "I love Paris" ou "I love NY", pour n’enciter que deux, fleurissent et font des ravages chez les touristes.
Il suffit d’observer l’effet que font des films comme "Tout le monde dit I love you" ou "Love Actually".
Il suffit de regarder les nombreuses publicités qui intègrent l’expression "I love" dans leurs slogans.
Le mot "Love" donne envie et attire. Il nous pousse vers le bonheur.
Tags : La Bulle L’amoûûr... ça cogite
Dans la catégorie Au fil des jours - 1er septembre 2009
On ne choisit pas sa famille. Mais on choisit ses amis. C’est du moins ce qu’on nous répète en permanence.
Cependant, dans cette notion, il n’est pas précisé qu’on ne choisit pas non plus la famille de ses amis.
Il est aussi fortement conseillé de ne pas embaucher ses amis ou sa famille, sans risquer de rencontrer des difficultés.
Faisant fi de tous ces conseils et dictons, je n’ai écouté que ma bourse serrée et mon désir d’aider ceux que j’aime (même si je ne fais malheureusement plus partie de sa vie aujourd’hui, pour cause de chérie trop jalouse) et j’ai fait le pas, pleine d’espoir et de rêves pour rendre mon petit chez moi le plus douillet possible, le plus rapidement possible et, le tout, au moindre coût.
Malheureusement, mes souhaits les plus chers n’ont pas été écoutés, ma marraine la bonne fée ayant oublié de se pencher sur mon berceau et, donc, d’entrer dans ma vie pour me protéger. Mais ainsi va la vie.
Les quelques semaines de travaux se sont transformées en longs mois. Le devis initial a quasiment été doublé pour cause de coût matériel beaucoup plus élevé que prévu.
Et j’ai vécu les trois premiers mois de mon installation avec une rallonge partant de ma chambre pour alimenter la salle de bain. Et une autre rallonge partant du salon pour alimenter la cuisine.
Et au milieu des pots de peinture, mes décorations colorées n’étant pas encore finies.
Mais peu m’importait : j’étais chez moi, rien qu’à moi !
Cependant, quand les travaux furent officiellement finis, je dus me rendre à l’évidence qu’il restait un certain nombre d’arrangements à faire. Et je n’avais plus l’énergie, après ces longs mois, de me battre.
Un trou à reboucher par-ci, un interrupteur non changé par là, des prises inactives à retirer encore ailleurs. Voir d’autres prises à poser à certains endroits. Et quelques inversions à prévoir à terme.
Et ceci, sans compter le lustre ancien (plus de 50 ans) récupéré dans la vieille maison familiale à re-câbler entièrement pour le mettre aux normes et pouvoir le brancher, celui-ci étant encore équipé de fils entourés de tissus.
L’apprentissage de l’électricité s’imposait. Afin de savoir me débrouiller toute seule. Et de pouvoir devenir, un jour, une Super BricoCaju !
Il ne me restait qu’à m’inscrire aux cours gratuits du samedi matin de mon magasin le plus assidûment fréquenté au cours de l’année écoulée.
Tags : Appart BricoGirl ça cogite
Dans la catégorie Autour du Monde - 29 juillet 2009
Bien connu chez nous, le reconnaitrez-vous ?

Alors ? Une idée ?
Tags : En voyage ça cogite Moscou
Dans la catégorie Au fil des jours - 22 novembre 2008
Près d’un an après mon retour sur le territoire français, je viens d’assister à mon second "grand" départ d’une copine proche.
Après le départ des Toqués en juillet dernier à Moscou (ce qui motive mon désir de passer le nouvel an dans cette ville encore inconnue), pour une période d’au moins deux ans.
Mi est partie à son tour à l’autre bout du monde : en Australie.
Je ne la connais que depuis février dernier, mais elle a vraiment pris une place très importante dans ma vie.
Gentille, douce, avenante, généreuse, ouverte, délirante, délurée, drôle, patiente, déterminée, elle avait tout pour me plaire.
Ayant eu l’honneur de l’héberger pour ses derniers jours en métropole, j’ai pu pleinement profiter de ses derniers jours.
Mon rythme de ces derniers mois "métro-boulot-métro-dodo-appart" s’est retrouvé tout chamboulé l’espace de quelques jours, Mi s’étant insidieusement introduite à la place des parties "dodo" et "appart".
Cinq jours à bavasser, papoter, échanger, discuter, profiter, ricaner. Cinq jours à oublier de dormir et à arriver de plus en plus fatiguée au boulot (sauf lundi RTT).
Son séjour s’est soldé par une brève nuit de 3h avant d’affronter une dernière pluie parisienne, un dernier bus bondé, munies des valises contenant sa future vie, une attente du car AF, un dernier sourire, un dernier bisou, un dernier regard, une dernière parole.
Et ça y est ! Elle est partie. Je ne la reverrai pas avant de longs mois. Mais je sais qu’elle n’est pas perdue et que nous nous retrouverons. Je le sens.
Je repense à mon départ de France, à Londres d’abord, puis à Barcelone. Je me souviens des au revoir, des pincements de coeur. Pourtant, je ne partais pas aussi loin que Mi.
Mais j’ai confiance en nos retrouvailles. Tout comme avec ma Toquée, nous nous retrouverons toujours. Je le sais.
Peut-être que les pincements ressentis sont synonymes d’une fin. Alors que là, ce n’est qu’un commencement.
Tags : En voyage Amis ça cogite
Dans la catégorie De tout et de rien - 4 septembre 2008
Il y a quelques semaines (mois), j’ai été invitée par Bao à l’avant-première du dernier film d’Eric et Ramzy, "Seuls Two" où je me suis rendue en compagnie d’une Manou toute malade.
N’étant pas très bon public en général (je souris quand les autres rient) je ne m’attendaus pas à grand chose). Mais j’ai finalement été heureusement surprise. Du moins, pendant la première 1/2H.
L’idée m’intriguait. L’humour m’a plu. Mais comme on dit par chez moi, "les meilleures blagues sont les plus courtes", et j’ai rapidement été lassée. Trop de longueurs.
Cependant, ce film m’a permis de découvrir une place de l’Etoile déserte. Une avenue des Champs Elysées vide de piétons et de voitures. Seuls les pigeons subsistaient.
Paris vu d’un autre oeil. Comme je ne l’avais jamais vu. Et vraiment, Paris est la plus belle ville du monde. Je comprends mon amour pour cette ville (oui, oui, je suis tout à fait objective !).
Mais la question est : que ferais-je si je me retrouvais toute seule dans un Paris désert ?
Alors comme je suis pragmatique (oui, c’est une qualité de mon point de vue) je me dis que :
Il n’y aurait plus de transports en commun
Il risquerait d’y avoir de gros problèmes d’électricité
La télé ne fonctionnerait plus, car personne ne serait dans la petite boîte
Le téléphone, n’en parlons pas.
Internet ne survivrait certainement pas longtemps.
Il n’y aurait plus aucun échange de possible.
Alors OK, je pourrais visiter les expos, les musées, etc, sans avoir à faire la queue.
OK, je pourrais essayer autant de vêtements que j’en aurais envie.
OK, je pourrais visiter plein d’appartements (j’adore visiter des appartements. j’adore éplucher les annonces immobilières. Mais je n’ai plus le droit. Pour moi, en tout cas. Si vous avez besoin d’aide...).
OK, je pourrais profiter de ma si belle et merveilleuse ville comme jamais.
Mais je pense que je n’aimerais vraiment pas être la dernière.
Et faire des gaffes toute seule, ce ne sera pas très drôle.
Et vous ?
Dans la catégorie Au fil des jours - 20 août 2008
Je me souviens, quand j’étais adolescente, de mon amour du téléphone.
Nous étions capables, avec mes copines, de passer des heures au téléphone, pour parler de tout, de rien, mais pour parler.
Ado, déjà, mes plus chères copines n’habitaient pas près de chez moi. Et n’allaient pas dans le même collège que moi. Le téléphone était notre meilleur moyen de communication. Notre meilleur ami.
Avec quelques copines d’école, nous ressentions aussi le besoin de nous appeler, à peine rentrées chez nous, pour parler de la journée que nous venions de passer ensemble.
Le besoin de parler de celui qui nous plaisait et ne nous remarquait même pas.
Le besoin de parler de celui qui avait osé me traiter de thon dans mon dos et dont j’avais fièrement rabattu le caquet en allant le voir, le lendemain, devant tous ses copains pour lui demander ce qu’il avait dit (Il ne faisait pas le fier... Et j’ai eu droit au respect de tous pendant un moment, moi, la fille si coincée et insignifiante.).
Le besoin de critiquer les autres filles plus dégourdies qui savaient se mettre en avant et attirer l’attention des garçons (quand je vous dis que j’étais totalement coincée).
A l’époque, mes parents avaient même fini par prendre une 2nde ligne de téléphone pour mon usage personnel, afin de pouvoir éventuellement eux aussi passer et recevoir des coups de fil (Cette seconde ligne ne coûtait que 15 euros pour 15 heures par mois. Une bonne affaire pour eux, vu le temps que je passais en ligne. Non, le portable n’existait pas encore.).
J’étais une véritable accro du téléphone. Capable de téléphoner des heures, sans interruption. Mais aujourd’hui, j’ai bien changé.
Je téléphone peu.
D’une part, parce que je capte mal de chez moi avec mon portable et qu’il y a aujourd’hui de moins en moins de personne avec une ligne fixe qui communiquent ce numéro. Mais bon, dans quelques mois, quand je serai dans mon nouveau chez-moi, je capterai bien.
D’autre part, parce que je n’aime pas téléphoner si je ne suis pas tranquille et seule. Un appel rapide OK. mais un appel long, impossible. J’ai tendance à parler tout bas dans le combiné, afin que mes voisins ne profitent pas de mes conversations. D’ailleurs, quand je laisse un message, on me reproche toujours de ne pas parler assez fort : il est inaudible (sauf quand je chante dans la rue "Joyeux anniversaire" pour une coupine qui a éteint son lapin crétin).
Mais surtout, parce que j’ai perdu l’habitude du téléphone. Pendant mes 2 ans 1/2 loin de la France. Je téléphonais peu. J’étais très brève. Et mon téléphone ne me servait qu’à fixer des rendez-vous avec des amis, surtout pas à raconter ma vie. Pour la famille, j’avais Skype ou ils m’appelaient directement.
Aujourd’hui, j’ai donc énormément de mal à prendre mon téléphone pour appeler quelqu’un. J’ai peur de déranger, d’appeler au mauvais moment. Je ne me sens que très rarement suffisamment à l’aise pour pouvoir réellement profiter de la conversation.
C’est étrange tout de même de passer d’un extrême à l’autre...
Tags : Vie quotidienne Enfance Caju ça cogite
Dans la catégorie De tout et de rien - 12 août 2008
Il y a des jours où la nostalgie s’empare de moi.
Il y a des jours où je me souviens. Et vous me manquez.
Il y a des jours où mon passé me rattrape.
Il y a des jours où les souvenirs m’assaillent.
Je ne regrette pas mon choix. Je ne regrette pas ma décision.
Je suis bien mieux aujourd’hui.
Plus épanouie, plus détendue, plus heureuse, plus vivante, plus moi même.
Je ne regrette pas mon ancienne vie. Je suis comblée par ma nouvelle vie.
Mais il n’empêche que...
Chouchou me manque. Mon petit catalan pure souche au coeur d’or me manque atrocement.
Cariño me manque. Mon dentiste en qui j’avais trouvé un super confident et un ami proche me manque terriblement.
Nounours me manque. Sa tendresse, ses câlins, sa simplicité me manquent vraiment.
Amor me manque. Cet homme à femmes et son charme détonnant me manquent.
Le Grand me manque. Son enthousiasme devant tout plat préparé par mes soins me manque.
Doudou me manque. Son caractère, sa gentillesse, sa tendance à vouloir tout gérer me manquent.
Les filles me manquent : Maria, Eva, Suzanita, Tere, Marta...
Mes anciens colocs espagnols et leurs amis me manquent. Cela fait des mois que je ne les ai pas vus.
Et quand je les croise, par hasard, sur msn, je sens un vide en moi.
Ils me manquent, tout simplement.
Tags : Barcelone Amis Grrrrrrr ça cogite
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