Dans la catégorie De tout et de rien - 4 janvier
J’en ai déjà parlé à maintes reprises et je n’ai pas fini.
Je l’ai même à priori chopée (à priori, car je n’ai pas fait les analyses à 200 euros non remboursées dont les résultats ne sont reçus qu’après guérison) et suis toujours avec vous, malgré une semaine de trou noir.
Et je vous ai aussi présenté ses formes de harcèlement dont une amie a été témoin au boulot (et elle a fini par craquer et se faire vacciner...).
Mais je n’ai pas fini d’en parler.
Mais le sujet du jour fait suite à la petite annonce passée par le gouvernement français pour vendre les vaccins "en trop" aux autres gouvernements qui pourraient en avoir besoin, tout en chargeant les ambassades d’essayer de les "refourguer" sur place.
La France et les médias ont fait tout un pataquès sur la grippe A, nous angoissant sur les issues possibles, nous laissant imaginer une mort subite dans d’atroces souffrances si nous ne faisions pas attention. Nous culpabilisant même si nous ne nous faisions pas vacciner immédiatement, dés que nous recevrions le bon pour vaccin.
Les entreprises s’y sont mises à leur tour, interdisant tout contact physique entre les salariés, distribuant des gels hydro-alcooliques, communiquant sur les gestes à suivre et la procédure à suivre en cas de symptômes douteux.
Les fabricants de gels hydro-alcooliques ont fait fortune, tout le monde en achetant cette année, contrairement aux années précédentes où très peu de personnes en utilisaient.
Les fabricants de masques aussi ont écoulé des stocks bien plus importants que d’habitude, les entreprises et collectivités faisant des stocks en prévision de la pandémie.
Certains n’ont pas subi la crise en 2009 et ont finalement augmenté leur CA.
Alors quand j’entends aujourd’hui que la France a commandé beaucoup trop de vaccins, ayant prévu, lors de la commande en avril pour une livraison en octobre, deux injections par personne. Mais finalement, une seule injection étant nécessaire, le stock prévu est deux fois trop important.
Et au final, après les envois de bons et l’ouverture de la vaccination pour tous, le stock précédent est bien plus important que prévu...
94 millions de vaccins commandés pour 2 injections par personne, en considérant que les 3/4 de la population choisiraient d’en bénéficier.
10% du stock mondial en France.
Mais finalement, seuls 47 millions auraient été suffisant étant qu’une seule injection est nécessaire. Donc 47 millions de vaccins en trop, avant que les premiers vaccins ne soient effectués.
Et aujourd’hui, seuls 5 millions de vaccins ont été utilisés.
Donc nous avons un surplus de 89 millions de vaccins pour le moment.
Mais comme tous les vaccins commandés n’ont pas encore été livrés, espérons qu’une négociation d’annulation avec les laboratoires pourra être effectuée... Cela ferait une économie de 40 millions de vaccins. Et un surplus de seulement 49 millions...
En même temps, cet excès de prudence peut se justifier par la peur d’un nouveau scandale accusant le gouvernement de ne pas en faire assez, comme lors de l’affaire du sang contaminé ou de la canicule.
Mais la prudence a été un peu excessive...
Et quand on regarde les chiffres, ça fait peur !
Tags : Actualités Coup de gueule H1N1
Dans la catégorie Les autres - 30 novembre 2009
Nous entendons tous parler de la grippe A H1N1 autour de nous.
Les médias nous en parlent mois qu’avant et sont moins alarmistes (ou peut-être est-ce l’habitude ?). Mais les publicités officielles prennent la place.
Les vaccins ont été mis en place récemment et les premières personnes prioritaires ont déjà reçu leurs bons pour bénéficier du vaccin.
Les femmes enceintes ne peuvent bénéficier que de la visite de leurs maris (les autres sont interdits) lors de leur séjour à la maternité après l’accouchement.
Mais qu’en est-il du personnel soignant ? Comment vivent-ils la pandémie ?
Ayant une amie sage femme, j’ai pu recueillir son témoignage et suivre l’évolution des précautions à prendre.
Depuis quelques temps, le masque est donc devenu obligatoire. Les sage-femmes, médecins, infirmiers, anesthésistes, etc. se sont vus obligés de porter un masque chirurgical en permanence sur leur lieu de travail.
Une contrainte fort peu agréable, le masque ne permettant pas une respiration facile, ce qui complique les tâches habituelles.
Cependant, depuis que le vaccin contre la grippe A H1N1 est sorti, le personnel hospitalier s’est vu offrir la possibilité de se faire vacciner. Et, donc, de retirer leur masque une semaine après avoir reçu la piqure.
Comme partout, le vaccin n’est pas obligatoire, et chacun est libre de l’accepter ou pas.
Mais conserver sa liberté de choix est difficile, voir impossible. Et la pression est lourde.
Deux camps se font face : ceux qui se sont fait vacciner et qui ne portent donc plus de masque. Et ceux qui ne veulent pas se faire vacciner et continuent donc à porter le masque.
Tel un signe distinctif, le masque est présent pour "marquer" les "mauvais" qui sont pressurisés par les "bons" sans masque.
Toutes les dix minutes, les "avec-masques" se font aborder par les "sans-masques" qui les culpabilisent et leur font remarquer leur "inconscience de ne pas se faire vacciner et d’oser mettre en danger leurs patients" .
Les résistants au vaccin se font donc de plus en plus rare, craquant sous la pression permanente et multiple des pro-vaccins.
La liberté de choix n’est pas respectée.
Cette année, ce n’est pas le bon moment pour travailler en milieu hospitalier...
Comme d’hab, les commentaires par mail à caju[at]cajulitoon[dot]com
Tags : Actualités Le monde du travail Coup de gueule H1N1
Dans la catégorie Au fil des jours - 7 octobre 2009
Comme je vous le disais, donc, je m’attendais à être touchée par le virus de la grippe.
Fragilisée et fatiguée, j’étais la proie idéale.
Toussant régulièrement depuis mi août (la clim est mon amie), je ne m’inquiétais pas plus que ça. Tant que je n’avais pas de fièvre...
Mon dos faisait des siennes régulièrement, comme toujours.
J’avais des courbatures pendant les quelques jours suivant mes pauses déjeuner footing, rien d’alarmant.
J’étais fatiguée, mais j’en connaissais la raison.
Donc tant que la fièvre n’arrivait pas, je ne m’inquiétais pas.
La semaine dernière, pourtant, j’ai pris un coup de froid.
Un gros rhume. Mais sans fièvre, je ne m’inquiétais pas.
Puis, ce week-end, tout s’est déclaré. Incapable de faire quoi que ce soit d’autre que dormir.
Du vendredi soir, minuit, au dimanche midi (sonnant l’arrivée de mon Dadush m’apportant de la soupe et quelques médicaments), j’ai été incapable de me lever et de sortir de sous ma couette. Je n’ai fait que dormir.
Me lever m’était insupportable. Je n’avais plus aucun équilibre. Tout tournait autour de moi. Le moindre effort me semblait insurmontable.
N’étant pas mieux le lundi matin, j’ai pris rendez-vous chez le médecin et informé mes collègues de mon état de santé.
Je ne tenais toujours pas bien debout, bien que le rhume ait disparu et que la toux soit presque absente (trois jours sans parler, ça aide...). Le trajet en transports en commun pour aller voir mon médecin a été un véritable cauchemar. Mais je n’avais toujours pas de fièvre. Donc, selon moi, cela ne pouvait pas être la grippe.
Mais mon médecin m’a assuré le contraire. Même sans fièvre, j’avais bien tous les symptômes et pouvais donc bien être atteinte du virus H1N1.
Je me retrouve donc en arrêt maladie pour suspicion de grippe A. Aucune analyse ne va être effectuée pour confirmer la suspicion, mais j’ai visiblement eu le bon réflexe en ne quittant pas ma couette douillette du week-end.
Et je vais pouvoir en profiter encore quelques jours à un rythme effréné de dodo, comattage, dodo, glandouillage, dodo, lecture, dodo, visionnage de films et séries, dodo... Un programme très chargé en perspective.
Je me prends pour un chat, ayant la soudaine capacité de dormir presque 20H par jour.
J’espère revenir en pleine forme !
Allez, je retourne dormir ! Besoin de me reposer. A bientôt lors de ma prochaine session de réveil...
Tags : Actualités Caju Grrrrrrr H1N1
Dans la catégorie De tout et de rien - 6 octobre 2009
Depuis quelques mois, on nous parle à tort et à travers de la grippe a H1N1.
Les médias sont tous alarmistes, prévoyant une pandémie mondiale avec de nombreux morts et suscitant une angoisse permanente chez la plupart des gens.
L’Etat s’y est donc mis à son tour, multipliant les communiqués de presse et les publicités préventives.
Puis, les différentes entreprises sont entrées dans la lutte :
interdiction de se serrer la main ou de se faire la bise
conseil de se tenir à au moins deux mètres de tout autre individu
distribution de masques et de flacons hydro-alcooliques
envois de mails relatant l’évolution de la maladie et rappelant les consignes à suivre
affichage de nombreuses campagnes préventives dans les lieux communs
organisation d’une conférence obligatoire préventive expliquant la pandémie et les consignes préventives.
Je ne pouvais pas prétendre ne pas être au courant. Surtout que j’étais aussi chargée du plan de continuité d’activité pour mon entreprise chez notre client (oui, je suis prestataire).
Malgré tout, je trouvais cela un peu exagéré, la grippe A H1N1 n’étant pas plus dangereuse qu’une grippe normale.
Mais, je comprends tout de même l’état alarmiste que cette grippe peut avoir, vu sa facilité de contamination : comment une entreprise peut-elle s’en sortir si la moitié de ses effectifs est touchée ?
Cependant, malgré ces nombreuses actions préventives, j’avais l’impression que l’essentiel était oublié. Eviter tout contact physique, protéger ses éternuements, cela est bien. Mais quid des boutons de l’ascenseur ou de la machine à café ? Quid des couverts à prendre dans le bac où ils sont en vrac ? Les gants à usage unique ne seraient-ils pas nécessaires ?
De toute manière, quelles que soient les précautions prises, les risques d’être touchée étaient forts.
Bien que j’ai la chance d’éviter les transports en commun le matin, pouvant me rendre à pied au bureau, le travail en open space n’est pas idéal pour lutter contre les virus. Tout comme l’impossibilité d’ouvrir les fenêtres pour aérer, même si la clim peut fonctionner avec de l’air neuf (la clim m’enrhume systématiquement).
Ayant eu une rentrée assez active, j’étais déjà bien fatiguée et, donc, fragilisée. Je m’attendais donc à être touchée un jour ou l’autre...
Tags : Actualités Le monde du travail Paris ça cogite H1N1


